Chauffage pour garage : quel appareil d’appoint choisir en sécurité ?

Chauffage pour garage : quel appareil d'appoint choisir en sécurité ?
Crédit : rayub.com

Bricoler par cinq degrés, les doigts gourds, n’a rien d’agréable et nuit à la précision. Un chauffage d’appoint règle le problème, à condition de le choisir en fonction du local et de ne pas créer un danger plus grave que le froid : dans un garage, les appareils à combustion et les vapeurs inflammables ne font pas bon ménage.

Garage isolé ou non isolé

Si le local est isolé et étanche à l’air, un appareil qui chauffe l’air devient efficace et peut maintenir une température correcte pendant toute la séance.

Un garage non isolé perd sa chaleur aussi vite qu’on la produit, surtout par la porte basculante, la dalle et la toiture. Chauffer tout le volume y coûte cher pour un résultat médiocre : mieux vaut chauffer la personne que la pièce, avec un radiant dirigé vers l’établi. Deux gestes simples aident déjà : un joint sous la porte et autour de son cadre contre les courants d’air, et un rideau épais ou une bâche qui isole le coin atelier du reste du garage. Ne cédez pas pour autant à la tentation d’un appareil à combustion, dont les risques sont décrits plus bas. Le dossier sur l’isolation du garage montre par où commencer.

Les appareils électriques

  • Le radiant infrarouge : il chauffe les corps et les objets placés devant lui, pas l’air. Efficace tout de suite, même dans un local mal isolé ; à fixer en hauteur, orienté vers l’établi.
  • Le soufflant céramique : il réchauffe vite un petit volume. Il brasse la poussière et la sciure : à éviter pendant le ponçage ou à proximité de vapeurs de solvants.
  • Le radiateur à bain d’huile : silencieux et sans résistance apparente, il monte lentement en température. Il convient pour maintenir un local isolé hors gel ou tempéré.
  • Le convecteur : simple et bon marché, pour un local fermé et isolé.

Un appareil de 2 000 watts occupe presque à lui seul un circuit de prises : ne le branchez pas sur la même ligne que le compresseur, ni sur une rallonge fine ou enroulée. L’article sur la gestion de l’énergie aide à répartir les charges.

Les appareils à combustion : prudence

Les chauffages mobiles au gaz ou au pétrole et les canons à air chaud à combustion directe rejettent dans la pièce de la vapeur d’eau et des gaz brûlés, dont du monoxyde de carbone, un gaz inodore et mortel. Les autorités sanitaires rappellent qu’ils ne doivent fonctionner que par intermittence, dans un local ventilé, jamais en continu. Dans un garage où l’on stocke du carburant ou des solvants, leur flamme est en outre une source d’inflammation. Si vous en utilisez un malgré tout, installez un détecteur de monoxyde de carbone et laissez une entrée d’air ouverte.

Les règles valables pour tous

  • un mètre de dégagement autour de l’appareil, davantage devant un radiant ;
  • rien qui sèche dessus, pas de chiffons à proximité ;
  • un modèle équipé d’un thermostat, d’une sécurité anti-basculement et d’une coupure en cas de surchauffe ;
  • jamais en fonctionnement sans surveillance ni la nuit ;
  • pas d’appareil à résistance apparente ou à flamme pendant l’usage de peintures, colles ou solvants.

Piloter plutôt que surchauffer

Une prise programmable ou un thermostat connecté lance le chauffage une demi-heure avant la séance et le coupe à coup sûr ensuite : c’est l’intérêt d’un pilotage du chauffage par prise ou thermostat connecté. Reportez-vous enfin au guide des extincteurs et détecteurs pour le garage pour l’équipement de détection.

Sources

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