Inspection de carrosserie : installer un éclairage rasant au garage

Inspection de carrosserie : installer un éclairage rasant au garage
Crédit : rayub.com

Une carrosserie paraît impeccable sous le plafonnier du garage, et couverte de micro-rayures le lendemain au soleil. La différence tient à l’angle de la lumière. Un éclairage rasant, placé bas et de côté, fait ressortir les reliefs et les défauts que l’éclairage du plafond écrase. Quelques sources bien disposées suffisent pour inspecter et corriger une peinture.

Pourquoi l’angle compte

Une rayure, une bosse ou une peau d’orange sont des reliefs minuscules. Éclairés de face, ils disparaissent. Éclairés sous un angle faible, chacun projette une ombre ou renvoie un reflet. C’est ce que fait le soleil bas du matin. Les tourbillons de lavage et les hologrammes, eux, se révèlent sous une source ponctuelle et intense, dont on observe le reflet sur la peinture.

Il faut donc deux types de lumière : des lignes lumineuses pour lire les formes, et un point lumineux pour traquer les micro-rayures.

Les sources

  • Des réglettes ou tubes LED de un mètre à un mètre vingt, pour les murs : ils dessinent sur la carrosserie des lignes de reflet dont la moindre déformation trahit un défaut.
  • Des projecteurs LED sur trépied, réglables en hauteur et en inclinaison.
  • Une lampe d’inspection portative, à tête étroite, pour le contrôle rapproché.

Les caractéristiques à exiger

Un indice de rendu des couleurs élevé, 95 ou plus, pour juger une teinte et un raccord de peinture. Une température de couleur entre 4 000 et 6 500 kelvins ; les lampes d’inspection réglables permettent de vérifier sous plusieurs teintes, car certains défauts apparaissent mieux sous une lumière chaude, d’autres sous une lumière froide. Aucun scintillement.

Disposer les lumières dans le garage

  • Sur les murs latéraux, deux rangées de réglettes horizontales : l’une à hauteur de bas de caisse, vers cinquante centimètres du sol, l’autre à hauteur de ceinture de caisse, vers un mètre vingt.
  • Au plafond, des réglettes placées de part et d’autre de la voiture, pas au-dessus du toit, pour éclairer le capot, le pavillon et le haut des flancs.
  • En mobile, un ou deux projecteurs sur pied pour les zones que les sources fixes n’atteignent pas : pare-chocs, bas de portes.

Si vous ne pouvez rien fixer, deux projecteurs sur trépied et une lampe portative couvrent l’essentiel.

Fixation et câblage

Dans un garage où l’on lave, choisissez des luminaires étanches, classés IP65, et protégez les réglettes basses des chocs par un profilé ou un retrait dans le mur. Commandez séparément l’éclairage du plafond et l’éclairage rasant : on éteint le premier pour inspecter. Les circuits suivent les mêmes règles que les prises et circuits de l’atelier ; faites appel à un électricien pour créer une ligne.

L’environnement

Des murs clairs et mats diffusent la lumière sans créer de reflets parasites ; un mur brillant ou coloré fausse la lecture. L’article sur la couleur des murs du garage aide à choisir.

Inspecter

Éteignez le plafond, allumez les lignes latérales et déplacez-vous lentement : c’est votre œil qui bouge, pas la lumière. Suivez les reflets des réglettes le long des panneaux. Passez ensuite la lampe portative à trente ou cinquante centimètres, en variant l’angle. Marquez les défauts avec un ruban de masquage avant de corriger.

Ce que l’éclairage ne dit pas

La lumière montre les défauts, pas l’épaisseur de vernis disponible pour les corriger. Avant un polissage appuyé, mieux vaut la mesurer ou demander conseil. Le choix de la machine est traité dans la comparaison entre polisseuse orbitale et rotative, et l’éclairage général relève de l’éclairage LED du garage.

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