Piloter le chauffage d’atelier avec prises et thermostats connectés

Piloter le chauffage d'atelier avec prises et thermostats connectés
Crédit : rayub.com

Chauffer un atelier en permanence pour quelques heures de bricolage par semaine est un gaspillage ; arriver dans un local à cinq degrés décourage. Une prise ou un thermostat connecté permet de lancer le chauffage avant la séance, de le couper à coup sûr après, et de maintenir le local hors gel le reste du temps.

Ce qu’il est raisonnable de piloter

Seuls certains appareils électriques s’y prêtent :

  • les radiateurs à bain d’huile et les convecteurs à thermostat mécanique, qui redémarrent seuls quand le courant revient ;
  • les panneaux rayonnants fixes.

À l’inverse, ne mettez pas en marche à distance un soufflant mobile, un radiant à résistance apparente ou un appareil à combustion : personne n’est là pour vérifier que rien n’est tombé devant. Le choix de l’appareil est traité dans le comparatif des chauffages d’appoint pour garage.

La prise connectée

C’est la solution la plus simple pour un radiateur mobile. Deux vérifications s’imposent :

  • l’intensité admise : un radiateur de 2 000 watts appelle près de 9 ampères pendant des heures. Choisissez une prise donnée pour 16 ampères en usage continu, d’une marque sérieuse, et ne la placez pas sur une multiprise ;
  • la mesure de consommation, proposée par beaucoup de modèles, utile pour connaître le coût réel d’une séance.

Vérifiez de temps en temps que la prise ne chauffe pas.

Le thermostat connecté

Pour des radiateurs fixes, un thermostat ou un module placé sur l’alimentation régule d’après la température réelle de la pièce. Certains modules se posent derrière le radiateur ou dans le tableau : c’est un travail à réaliser courant coupé, par un électricien si vous n’êtes pas sûr de vous.

Les scénarios utiles

  • le préchauffage : mise en route trente à soixante minutes avant l’heure habituelle ;
  • l’arrêt automatique : coupure à heure fixe, ou après une durée, pour ne jamais laisser chauffer par oubli ;
  • le hors-gel : maintien autour de cinq à huit degrés, qui protège les canalisations, les colles et les peintures et limite la condensation sur les outils ;
  • l’alerte : notification si la température passe sous un seuil ou si l’appareil consomme alors qu’il devrait être éteint.

Placer la sonde

À hauteur d’homme, loin du radiateur, de la porte de garage et du soleil. Une sonde mal placée fait chauffer trop ou trop peu.

Isoler d’abord

Piloter un chauffage dans un local qui fuit ne réduit pas beaucoup la facture. Les joints de la porte et l’isolation du plafond rapportent davantage : isoler le garage passe avant tout pilotage.

Le circuit électrique

Un radiateur de forte puissance occupe l’essentiel d’un circuit de prises. S’il fonctionne en même temps que les machines, le disjoncteur saute ; une bonne gestion de l’énergie consiste à répartir les charges.

La sécurité reste locale

Le thermostat de l’appareil et sa sécurité de surchauffe doivent rester actifs. Dégagez un mètre autour du radiateur, ne faites rien sécher dessus et installez un détecteur dans le local. L’automatisation ne dispense pas de passer voir.

Le réseau

Tout cela suppose une connexion fiable dans le garage : d’où l’intérêt d’une borne Wi-Fi bien placée.

Sources

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