
Entrer dans le garage les bras chargés et chercher l’interrupteur du coude : un détecteur règle ce problème pour quelques euros. Bien choisi et bien placé, il allume au bon moment et éteint tout seul. Mal réglé, il vous laisse dans le noir au milieu d’une tâche.
Mouvement ou présence : deux technologies
- Le détecteur à infrarouge passif repère le déplacement d’une source de chaleur. Fiable et économique, il ne voit que les mouvements francs : une personne immobile à l’établi finit par être ignorée, et la lumière s’éteint.
- Le détecteur à hyperfréquence ou radar émet des ondes et détecte de très petits mouvements, y compris à travers des parois minces. Il convient aux locaux froids, mais peut se déclencher pour un mouvement situé derrière une porte ou une cloison.
Certains modèles combinent les deux. Pour un simple passage, l’infrarouge suffit.
Les zones qui s’y prêtent
L’entrée depuis la maison, l’accès piéton, le trajet de la voiture à la porte, un local de rangement, une sous-pente. Ce sont des endroits où l’on passe sans rester.
La zone de travail, elle, se commande par un interrupteur. Une lumière qui s’éteint pendant que l’on scie est dangereuse. Si vous tenez à l’automatisme partout, prévoyez un interrupteur de marche forcée.
Les trois réglages
- La temporisation : la durée d’éclairage après le dernier mouvement détecté. Quelques minutes pour un passage, davantage pour un local où l’on cherche un objet.
- Le seuil de luminosité : il empêche l’allumage quand la lumière du jour suffit.
- La sensibilité ou la portée, pour éviter les déclenchements parasites.
Bien placer le détecteur
Un capteur infrarouge détecte mieux un mouvement qui traverse son champ qu’un mouvement qui vient droit vers lui. Placez-le donc de côté par rapport au trajet habituel, à la hauteur indiquée par le fabricant, souvent entre deux mètres et deux mètres cinquante. Évitez de le diriger vers une source de chaleur, une bouche d’air ou la porte de garage, dont le mouvement et les variations de température provoquent des allumages inutiles. Vérifiez qu’il couvre bien la porte d’entrée : la lumière doit s’allumer dès le premier pas.
Trois façons de s’équiper
- Le luminaire à détecteur intégré : il remplace un luminaire existant, sans autre câblage.
- Le détecteur séparé, qui commande un ou plusieurs luminaires : plus souple, il se câble à la place ou en complément d’un interrupteur.
- Les réglettes et spots à pile ou rechargeables : pour une armoire, un placard ou une sous-pente, sans aucun fil.
Vérifiez que le détecteur est compatible avec les LED et avec la puissance commandée ; certains modèles anciens font scintiller les lampes.
Le raccordement
Remplacer un luminaire par un modèle à détecteur se fait courant coupé au tableau, après vérification de l’absence de tension. Ajouter un détecteur sur un circuit existant demande de comprendre le câblage ; en cas de doute, appelez un électricien.
L’intérêt réel
L’économie d’énergie avec des LED est modeste. Le bénéfice est ailleurs : ne plus avancer dans le noir, ne plus oublier la lumière allumée. Les versions connectées s’intègrent à la domotique du garage.
Ne pas négliger le reste de l’éclairage
Le détecteur commande, il n’éclaire pas. La quantité et la répartition de la lumière relèvent de l’éclairage LED du garage dans son ensemble.