Organiser ses mallettes d’outillage dans un fourgon

Organiser ses mallettes d'outillage dans un fourgon
Crédit : rayub.com

Chercher une mallette sous trois autres, au fond du fourgon, vingt fois par jour : le temps perdu se compte en heures chaque semaine. Organiser ses coffrets revient à répondre à trois questions : lesquels sortent le plus souvent, où pèsent-ils le moins sur la tenue de route, et comment les empêcher de bouger.

Classer par fréquence d’usage

Faites la liste de vos mallettes et notez, pendant une semaine, celles que vous sortez réellement. Trois groupes apparaissent : celles de tous les jours, celles de certains chantiers, et celles qui ne bougent presque jamais. Les premières se placent près des portes, accessibles depuis l’extérieur sans monter dans le véhicule ; les dernières vont au fond ou en hauteur, si leur poids le permet.

Placer selon le poids

Les coffrets lourds, perforateur, carotteuse, caisses de consommables, se rangent en bas, entre les essieux, répartis à gauche et à droite. Rien de lourd en hauteur : le centre de gravité monte, et en cas de choc la mallette tombe de plus haut. Tenez compte de la charge admise par chaque tablette.

Un système d’empilage commun

Les coffrets empilables qui se verrouillent entre eux forment des colonnes stables. Les gammes diffèrent d’un fabricant à l’autre et ne sont en général pas compatibles : rester dans un seul système simplifie tout. Des platines de fixation, vissées sur une tablette ou un plancher, reçoivent le premier coffret de la pile et la solidarisent du véhicule.

Des étagères à la bonne hauteur

Réglez l’écartement des tablettes sur la hauteur de vos coffrets, avec deux ou trois centimètres de jeu : une seule mallette par niveau, que l’on tire comme un tiroir, vaut mieux qu’une pile qu’il faut défaire. Un rebord à l’avant, une sangle ou une barre de retenue empêche le coffret de sortir en virage. Des glissières ou des tablettes coulissantes rendent accessibles les rangements profonds.

Retenir tout ce qui est posé

Une mallette libre devient un projectile lors d’un freinage. Chaque coffret doit être soit verrouillé sur son support, soit bloqué par un rebord, soit sanglé. Ce sont les règles de l’arrimage des charges. Une cloison entre la cabine et le chargement protège les occupants.

Étiqueter

Une étiquette sur la face visible, avec un mot et éventuellement une couleur par corps de métier ou par type de travail. À l’intérieur, une mousse découpée garde les outils en place et montre ce qui manque en fin de chantier : c’est la technique de la mousse à empreintes.

Les consommables

Vis, chevilles et petits accessoires voyagent dans des mallettes à casiers amovibles : on emporte le casier, pas la mallette. Le réassort se fait au dépôt, à partir d’un stock rangé selon les principes du tri de la visserie.

Le soir

Ce qui a le plus de valeur ne dort pas dans le véhicule. Un chariot ou un diable compatible avec vos coffrets permet de décharger en un voyage. Les mesures pour sécuriser les portes de la camionnette complètent cette habitude.

Le support de l’ensemble

Les coffrets se logent aussi bien dans un rayonnage métallique que dans des rangements en contreplaqué dessinés à leurs cotes. Le choix des coffrets eux-mêmes est abordé dans le guide des mallettes d’outillage.

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